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Qu'est-ce qui distingue un athlète amateur d'un athlète de haut niveau ? Est-ce leur niveau de compétence ? Ou peut-être leur motivation et leur dévouement ? Eh bien, la recherche a révélé qu'une des raisons de cette différence majeure pourrait résider dans leur cerveau. En effet, l'expertise perceptivo-cognitive spécifique au sport est un élément crucial dans les compétitions sportives de haut niveau !

Un nombre plus élevé de neurones

Les athlètes de haut niveau présentent une épaisseur corticale plus importante dans certaines zones de leur cerveau que les personnes non sportives. Autrement dit, ils possèdent un plus grand nombre de neurones ! Ce phénomène est souvent utilisé comme indicateur des capacités cognitives d'un individu. Le cerveau des athlètes de haut niveau est donc anatomiquement et fonctionnellement différent de celui de la personne moyenne. Cette différence leur permet d'être plus performants dans des environnements visuels complexes et dynamiques.

Les zones du cerveau

Dans quelles régions cérébrales une différence a-t-elle été observée ? L’une d’elles se situe au niveau du sillon temporal supérieur (STS), qui joue un rôle particulier dans le traitement des stimuli socialement pertinents et la perception du mouvement biologique. Cette dernière repose sur la capacité du système visuel à reconnaître des mouvements humains complexes à partir d’un motif composé de quelques points en mouvement.

Il s'agit d'un indice dynamique très puissant qui permet d'éviter les collisions et d'anticiper les mouvements des adversaires dans le sport. Lorsque les joueurs de hockey de haut niveau doivent décider s'ils doivent continuer à patiner, faire une passe ou marquer, leurs capacités exceptionnelles leur permettent de prendre une décision plus éclairée.

Crédit photo : Alan Levine sous licence CC BY 2.0

Leur STS développé est-il le fruit de leur expérience sportive acquise tout au long de leur vie ? Ou son épaisseur est-elle déterminée dès la naissance ? En réalité, on ignore encore si leurs capacités exceptionnelles de traitement visuel sont dues à la nature, à l’éducation, ou aux deux. Cependant, leur expertise sportive explique en partie le développement plus important de cette zone.

Les avantages et leur vitesse d'apprentissage

Il n'en reste pas moins que le cerveau des athlètes professionnels possède quelque chose de vraiment exceptionnel. Prenons l'exemple de Wayne Gretzky. Il n'était ni particulièrement rapide ni particulièrement fort comparé aux autres joueurs de la ligue, et pourtant, il a réussi à marquer plus de points que n'importe quel autre joueur de l' la LNH . Les athlètes les plus performants sont ceux qui savent lire le jeu et l'anticiper.

Une étude a été menée afin d'étudier les vitesses d'apprentissage des athlètes professionnels, comparativement aux athlètes amateurs de haut niveau et aux non-athlètes. Les trois groupes ont passé un test cognitif consistant à porter attention à des objets en mouvement rapide et à les suivre du regard. Ce test sollicite des capacités de prise de décision similaires à celles requises pour conduire ou traverser une rue passante.

Crédit photo : Sam Valadi sous CC BY 2.0

Ce qui est remarquable, c'est que non seulement les professionnels ont débuté avec une vitesse plus élevée, mais qu'ils ont aussi appris beaucoup plus vite. En résumé, ils ont pu démarrer avec un niveau de performance supérieur et progresser plus rapidement que les deux autres groupes. Ces résultats brisent définitivement le stéréotype du « sportif stupide ».

Certes, les athlètes professionnels ne paraissent pas toujours très intellectuels en interview, mais c'est peut-être parce que leur esprit est occupé ailleurs. Pensez-y la prochaine fois que vous en verrez un incapable de s'exprimer !

Photo de couverture : Akiwitz sous CC BY-SA 2.0

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