Image

Le professeur Faubert s'entretient avec l' NeuroTracker sur la transformation du secteur de la santé et sur neurotechnologie le rôle de premier plan que joue Bayer G4A.

Que signifie concrètement le terme « santé numérique » ?

En résumé, il s'agit d'exploiter les technologies nouvelles et en constante évolution qui ne sont pas traditionnellement utilisées dans le secteur de la santé, mais qui recèlent un fort potentiel. On sait tous que les objets connectés intelligents deviennent aujourd'hui de véritables assistants médicaux personnels, mais le champ d'application est bien plus vaste. Il englobe tout, des progrès de l'intelligence artificielle aux dernières innovations en robotique miniaturisée. Le défi consiste à intégrer concrètement ces innovations à l'infrastructure de santé existante, dans le respect du cadre réglementaire médical approprié, ce qui représente un véritable défi.

NeuroTracker a récemment remporté un partenariat G4A avec Bayer, pouvez-vous nous en dire un peu plus à ce sujet ?

Bien sûr. Les grands groupes pharmaceutiques comme Bayer cherchent désormais à étendre leurs services de santé au numérique, un secteur en constante évolution. Plus de 800 entreprises technologiques émergentes ont participé à ce concours, et l'objectif est que Bayer puisse les aider à accélérer leur entrée sur le marché, tout en tirant parti de son innovation et de son expertise pour renforcer sa propre position dans le domaine de la santé numérique. NeuroTracker était la seule entreprise sélectionnée en oncologie, avec pour ambition d'intégrer les innovations en neurosciences aux soins contre le cancer.

Nous savons que NeuroTracker est utilisé pour évaluer les performances humaines, notamment chez les équipes sportives de haut niveau ou les forces spéciales militaires. Quel est son rôle dans les soins contre le cancer ?

De manière générale, le cancer s'accompagne souvent de nombreux problèmes cérébraux. Cela peut être dû à la maladie elle-même, aux effets secondaires des traitements ou à d'autres facteurs liés à la gestion du cancer, comme le stress chronique et l'anxiété. On comprend encore mal l'impact combiné de ces effets sur les fonctions cérébrales. C'est pourquoi nous espérons que NeuroTracker offrira une nouvelle perspective sur le cerveau, avec des applications pratiques. Il s'agit d'un domaine nouveau pour nous ; nous n'en sommes qu'au début et il nous reste beaucoup à apprendre. Je suis néanmoins ravi de collaborer avec les experts en oncologie de Bayer et de placer la science au cœur de ce partenariat.

Quel rôle voyez-vous pour NeuroTrackerdans le paysage global de la santé numérique ?

Vous savez, nous développons et faisons évoluer NeuroTracker sur le marché depuis plus de dix ans, après des années de recherche en laboratoire. NeuroTracker est un excellent exemple, car il est le fruit d'une combinaison de recherche fondamentale et d'experts qui comprennent ses applications concrètes. Dès le départ, nous avons maintenu un dialogue constructif entre les neurosciences et leurs applications pratiques.

C’est l’une des raisons pour lesquelles tant de chercheurs et d’instituts indépendants utilisent NeuroTracker, et une raison essentielle pour laquelle Bayer et d’autres grandes entreprises du secteur de la santé nous ont choisis comme partenaires. L’idéal est d’associer l’expertise scientifique à l’expertise sectorielle, et je pense que, pour les autres entreprises de la santé numérique, NeuroTracker établit les normes à suivre.

Un partenariat entre les neurosciences et l'industrie pharmaceutique présente-t-il des avantages particuliers ?

Il y a assurément un avantage considérable : apporter expertise et ressources aux études cliniques à grande échelle en neurosciences. C’est assez rare dans ce domaine, car, commercialement parlant, il s’agit encore d’un secteur relativement jeune. Les neuroscientifiques ont rarement accès aux connaissances issues d’études comme celles menées par les grands groupes pharmaceutiques, qui sont réalisées à très grande échelle, tant en termes de nombre de participants que de durée. En tant que scientifique de longue date, je vois dans le partenariat avec Bayer une formidable opportunité de participer à ce nouveau type de collaboration entre la santé et les neurosciences.

Quelle sera selon vous l'évolution de la santé numérique au cours des 10 prochaines années ?

Il est toujours difficile de prédire l'avenir, mais nous constatons aujourd'hui l'émergence manifeste de technologies susceptibles de jouer un rôle majeur dans notre santé, tant au quotidien qu'à long terme. Le premier défi consiste à identifier celles qui auront un impact réellement positif, d'où l'importance cruciale de la validation scientifique. Le second défi est leur commercialisation dans le secteur médical. C'est un enjeu complexe actuellement, car la question de savoir si un patient peut bénéficier d'un médicament donné est très différente de celle de savoir s'il devrait utiliser une technologie d'une certaine manière.

Cela dit, je pense que nous sommes sur le point de surmonter ces défis de manière significative. La Digital Therapeutics Alliance en est un excellent exemple : elle contribue à établir de nouvelles normes en matière de soins de santé et collabore avec la FDA pour adapter les procédures d'autorisation des médicaments. Si l'on combine cela avec des partenariats intersectoriels qui mettent en commun leur expertise et leurs connaissances commerciales, je pense que nous pouvons nous attendre à une redéfinition radicale des soins de santé au cours des dix prochaines années. La technologie va permettre de transférer de nombreux services de santé des cliniques et des hôpitaux vers nos domiciles, nous assurant ainsi un accès permanent au soutien nécessaire, au moment où nous en avons besoin.

Dernière question : selon vous, quel sera le facteur qui aura le plus d’impact sur la santé au cours de la prochaine décennie ?

Une réponse évidente me vient à l'esprit, mais mon point de vue de neuroscientifique est forcément influencé par mon expérience. Cela dit, je suis convaincu que la solution réside dans notre compréhension du rôle fondamental que joue notre cerveau dans notre bien-être global. Même en 2019, nous comprenons assez bien la santé physique, mais en ce qui concerne le cerveau, il reste encore beaucoup à apprendre, et les connaissances évoluent très rapidement. D'ici une dizaine d'années, je pense que nous découvrirons les mécanismes fondamentaux qui unissent intimement le cerveau et le corps, ce qui donnera naissance à une nouvelle génération de solutions de santé.

À propos du professeur Faubert

Le professeur Jocelyn Faubert est directeur du laboratoire Faubert et du centre de recherche appliquée Faubert, et le concepteur de NeuroTracker. Considéré comme leplus grand expert mondial en perception visuelle, il travaille NeuroTracker depuis plus de 25 ans New York Times comme un optimiste invétéré doté d'une énergie charismatique, capable de vulgariser des concepts complexes, il a coutume de résumer NeuroTracker comme une véritable gymnastique cérébrale. Chose rare pour un neuroscientifique, le professeur Faubert parvient à rendre la complexité et la pertinence des neurosciences accessibles à tous.

Pour en savoir plus sur la façon dont NeuroTracker et G4A s'apprêtent à révolutionner le secteur de la santé, consultez notre dernier article de blog ci-dessous. Et si vous souhaitez entendre le professeur Faubert présenter et expliquer les concepts de NeuroTracker, visionnez également ces interviews vidéo.

NeuroTracker est à l'avant-garde de la révolution de la santé numérique

Suivez-nous

Flèche

Premiers pas avec NeuroTracker

Merci ! Votre demande a bien été reçue !
Oups ! Une erreur s'est produite lors de l'envoi du formulaire.

Appuyé par la recherche

Impact du suivi tridimensionnel d'objets multiples (3D-MOT) sur les performances cognitives et l'activité cérébrale chez les joueurs de football

Bienvenue au service de recherche et de stratégie de [Nom de l'entreprise] dans le monde trépidant d'aujourd'hui.

Suivez-nous

Actualités connexes

Pourquoi les progrès semblent-ils si inconstants chez les enfants surdoués atteints de TDAH — même lorsqu'ils s'améliorent ?

Comprendre pourquoi les progrès dans le traitement du TDAH peuvent sembler inégaux — et comment reconnaître une réelle amélioration au fil du temps.

Éducation
Pourquoi les enfants surdoués atteints de TDAH peuvent se concentrer intensément sur certaines choses — et pas du tout sur d'autres ?

Découvrez pourquoi les enfants atteints de TDAH peuvent se concentrer intensément sur certaines tâches mais éprouvent des difficultés avec d'autres, et comment favoriser une meilleure régulation de l'attention.

Éducation
Pourquoi les enfants surdoués atteints de TDAH peuvent sembler à la fois avancés et en difficulté

Comprendre pourquoi les progrès dans le traitement du TDAH peuvent sembler inégaux — et comment reconnaître une réelle amélioration au fil du temps.

Éducation
X
X