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Les neurosciences modernes découvrent de nouvelles façons de préserver la forme physique et mentale en vieillissant. Nous allons ici examiner pourquoi le déclin cognitif est loin d'être inévitable et comment maintenir un bien-être mental étonnamment simple.

Les effets du vieillissement

Avec l'âge, le processus naturel du vieillissement s'accompagne généralement d'un déclin cognitif et de modifications physiologiques. Le déclin de la mémoire est l'aspect le plus connu de ce déclin. Cependant, les fonctions cognitives supérieures sont également fréquemment affectées, notamment les fonctions exécutives, la mémoire de travail et l'attention. Même de légères altérations de ces fonctions mentales peuvent impacter notre capacité à travailler et notre qualité de vie globale.

Certains aspects des performances mentales commencent à évoluer plus tôt que d'autres. Par exemple, certaines études suggèrent, de façon assez surprenante, que la vitesse de traitement mental commence à décliner dès l'âge de 24 ans. Le vieillissement en bonne santé désigne ces changements en l'absence de pathologies sous-jacentes. Cependant, comme chacun sait, le vieillissement accroît également les risques de développer des maladies neurodégénératives, dont les plus fréquentes sont la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson. Ces maladies peuvent altérer gravement tous les aspects de la qualité de vie.

Le rôle central de la neuroplasticité

La plasticité cérébrale offre une protection efficace contre les effets du vieillissement. Des recherches ont démontré que les personnes âgées qui conservent une forte neuroplasticité peuvent naturellement résister au déclin cognitif, même en cas de maladies cognitives graves à un stade avancé. Ce concept important est appelé «réserve cognitive». En principe, cela signifie que lorsque certaines régions du cerveau sont endommagées, d'autres s'adaptent pour absorber une charge cognitive plus importante, compensant ainsi les pertes fonctionnelles.

En effet, les théories modernes des neurosciences suggèrent que la neuroplasticité pourrait constituer le principal mécanisme de protection contre la plupart des formes de déclin cognitif ou de maladies cognitives. De plus, la neurogenèse – la croissance de nouvelles cellules cérébrales – se poursuit jusqu'à un âge avancé. Cela signifie que notre cerveau conserve la capacité de se rétablir malgré les déficits liés à l'âge.

Préserver la neuroplasticité

Il est désormais bien établi que la neuroplasticité peut être stimulée et accrue par l'activité neuronale. De même que nous pouvons faire de l'exercice pour maintenir notre corps en pleine forme, notre cerveau est également sensible aux exercices mentaux. C'est ce qui a donné naissance à l'expression « s'en servir, c'est perdre », car le manque d'activité mentale a l'effet inverse.

Les activités quotidiennes qui sollicitent l'esprit sont d'excellents moyens de préserver la vivacité et la santé de notre cerveau. Il s'agit notamment de maintenir une vie sociale active, d'apprendre de nouvelles compétences ou de s'adonner à de nouveaux loisirs, et de vivre régulièrement des expériences inédites. Associées à des choix de vie sains, comme une alimentation équilibrée et la pratique régulière d'une activité physique, tout en évitant les excès tels que le tabagisme ou la consommation excessive d'alcool, ces pratiques contribuent à préserver une bonne santé mentale, même à un âge avancé.

Entraînement cognitif

Grâce aux progrès récents en neurosciences, des stratégies directes pour préserver la santé cognitive ont pu être mises au point. Le professeur Faubert, a mené des recherches au sein de son laboratoire, qui ont révélé que les personnes âgées en bonne santé conservent une forte réactivité à l'entraînement cognitif avec NeuroTracker. Bien que l'étude ait constaté que les fonctions cognitives des personnes âgées sont nettement inférieures à celles des jeunes adultes, le professeur Faubert a observé qu'avec seulement trois heures d'entraînement réparti sur cette tâche de suivi d'objets multiples en 3D, elles pouvaient atteindre des performances comparables à celles de leurs homologues plus jeunes.

Il a également constaté que la capacité réelle de leur cerveau à s'adapter et à apprendre, à un niveau fondamental, était équivalente à celle de jeunes adultes en bonne santé. De nombreuses études ont démontré que les améliorations constatées grâce à NeuroTracker se traduisent par une nette amélioration des fonctions cognitives supérieures. Ainsi, cette recherche démontre que des stratégies d'entraînement comme NeuroTrackerpeuvent constituer des moyens très efficaces de préserver son agilité mentale jusqu'à un âge avancé.

Transfert aux compétences du monde réel

Pour approfondir ces travaux, le professeur Faubert a mené une autre étude afin de déterminer si les effets de l'entraînement NeuroTracker pouvaient se transférer spécifiquement à une compétence appelée perception du mouvement biologique (PMB). En termes simples, la PMB désigne notre capacité à percevoir simultanément de multiples signaux de mouvement humain, afin d'interpréter et de prédire avec précision les actions d'autrui. Cette capacité est, par exemple, nécessaire pour décrypter le langage corporel. Les résultats ont montré une nette amélioration de la capacité à percevoir les mouvements corporels à courte distance (lorsque c'est le plus difficile), une compétence qui décline considérablement avec l'âge.

Des recherches supplémentaires sont en cours pour déterminer si de tels programmes d'entraînement cognitif peuvent améliorer la qualité de vie et les compétences du quotidien, comme la sécurité routière ou la prévention des risques graves tels que les chutes. Globalement, l'entraînement cognitif s'avère très prometteur pour stimuler la neuroplasticité et prévenir le déclin cognitif, et ce, de manière sûre, abordable et pratique.

Si vous souhaitez en savoir plus sur l'importance de la neuroplasticité, consultez également ces blogs connexes.

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7 façons d'exploiter votre neuroplasticité

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